Création de richesses : La CCIMA et le MINJEC se donnent la main pour résoudre l’épineuse équation de l’emploi jeune

Jeudi le 8 juin 2017 dernier, ces deux institutions se sont données rendez-vous dans la salle de conférence du Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique (MINJEC) pour la signature d’une convention élaborée à cette fin pour matérialiser cette coopération future.

Pour cette cérémonie, l’Honorable Christophe Eken, Président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA) a conduit une forte délégation constituée du conseiller technique à son cabinet, du Secrétaire Général, du conseiller technique au cabinet du Secrétaire Général, du délégué régional CCIMA/Centre, de la Directrice de l’appui aux entreprises (DAPE), du chef Service de la communication, d’accueil et des relations publiques (SCARP) et deux représentants de l’institution consulaire dans la région du Centre. On y notait également la présence du Secrétaire Général du MINJEC, du Directeur général de l’Agence du Service National de Participation au Développement, des Inspecteurs généraux du MINJEC et du président du Bureau exécutif national du Conseil national de la jeunesse 

Prenant le premier la parole, le Président de la CCIMA n’a pas manqué d’exprimer sa profonde gratitude à l’endroit de M. Mounouna Foutsou, Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, pour avoir ainsi eu l’idée de tendre la main à la CCIMA. Un signe, selon lui, de la détermination commune des deux institutions à œuvrer aux côtés des jeunes entrepreneurs camerounais pour booster de façon exponentielle leurs potentiels et les rendre plus entreprenants à travers les outils modernes d’accompagnement dont disposent respectivement leurs deux structures. Puis, pour en situer le contexte, il a rappelé que le gouvernement s’est fixé l’objectif d’être émergent à l’horizon 2035 et le secteur privé, à travers ses TPE/PME, est appelé à y jouer un rôle déterminant. Raison pour laquelle le développement de l’entrepreneuriat individuel et collectif, dans un contexte camerounais marqué par la hausse du chômage, notamment chez les jeunes, revêt pour lui une importance capitale pour l’avenir du pays, afin d’assurer l’épanouissement personnel de chacun, la création de nouveaux emplois et la vitalité économique de notre société.

Malheureusement, regrette-t-il, malgré un fort engouement ces dernières années pour la création d’entreprises comme remède au chômage, des informations de l’Institut national des statistiques (INS) indiquent que plusieurs entreprises qui se créent au Cameroun meurent peu de temps seulement après. Et pour cause, il déplore, entre autres, une absence d’étude préalable du marché, un manque de maîtrise du secteur d’activité, une absence de formation sur l’entrepreneuriat, une mauvaise maîtrise de l’environnement juridique des affaires, l’absence de financement.

Fort heureusement, note-t-il pour y remédier, la CCIMA, dans le cadre de ses missions régaliennes et grâce à son partenariat avec la Chambre des métiers et d’artisanat de Vendée en France (CMA), d’une part, et la mise en place de son Centre d’incubation pilote (CIP), d’autre part, s’est lancée dans un vaste programme de formation, d’appui et d’accompagnement des jeunes à la création, reprise et gestion des entreprises. Et, à ce sujet, il révèle que la CCIMA offre un ensemble de prestations axées sur la mise en œuvre, le développement et l’expérimentation d’un ensemble d’outils et de concepts pour l’encadrement des jeunes entrepreneurs.

Quant aux résultats escomptés de cet encadrement de la CCIMA, le Président entrevoit à l’horizon, des jeunes créateurs mieux préparés, ayant une meilleure connaissance des différentes étapes de la création d’entreprise, des démarches à réaliser, des différents partenaires de l’entreprise, des obligations légales et réglementaires, des possibilités d’accès aux financements, etc. En outre, estime-t-il, ces jeunes chefs d’entreprises maîtriseront davantage les outils simples de la gestion administrative et financière de leur entreprise, auront accès à des tableaux de bord simples pour une gestion plus rigoureuse et seront initiés à certains outils méthodologiques pour le développement de projets dans leur entreprise. Ils s’installeront à leur propre compte dans les métiers de la transformation des produits agricoles, capables de mener un entrepreneuriat responsable, à travers la réalisation des études de business plan.

Pour terminer son propos, le Président de la CCIMA note que tout ceci s’inscrit en droite ligne de la réalisation des hautes instructions du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, relative à l’entreprenariat jeune à travers l’insertion professionnelle des jeunes.  

Prenant la parole à sa suite, monsieur le Ministre le rejoint dans sa préoccupation en soulignant que cette rencontre est l’aboutissement d’un long processus d’échanges entre la CCIMA et son département ministériel. Preuve, selon lui, de la matérialisation par les faits du partenariat public-privé au service de la nation toute entière et de la jeunesse, en particulier, un vœu cher au Président de la République, notamment son engagement inlassable pour l’insertion socioéconomique des jeunes.

A ce sujet, rappelle-t-il, il a prescrit au gouvernement, lors de son adresse du 10 février 2016 à la jeunesse, la mise en place d’un Plan Triennal « Spécial-Jeunes » pour la facilitation et l’accélération de l’insertion économique de la jeunesse.

Le MINJEC séduit par l’offre d’encadrement de la CCIMA.

A son avis, la signature de cette convention de partenariat relative à la sélection, la formation et l’accompagnement des jeunes aux métiers porteurs de croissance et d’emplois dans le commerce, les industries, les mines et l’artisanat constitue l’un des instruments d’opérationnalisation de ce plan. Et on apprend qu’il fait suite à d’autres déjà mis en place avec un certain nombre d’institutions publiques, privées et de la société civile, à l’instar, entre autres, du MINADER, du MINPMEESA, du MINEFOP, de la CICC, de l’IAI Cameroun, d’Agro PME, de CGA co PME, du diocèse d’Obala. 

Les projets de filières d’insertion socioéconomique dans les secteurs susmentionnés occupent une place de choix dans le Plan Triennal « Spécial-Jeunes », annonce le ministre et il note pour poursuivre, que cette convention constitue, à n’en point douter, une aubaine et une opportunité pour les jeunes qui y trouveront des opportunités d’emplois directs et indirects à même de les sortir du chômage et du sous-emploi.

Par conséquent, pour la réussite de cette initiative, il en appelle à une mutualisation des efforts de chacune des parties, le respect des engagements, un choix efficient des filières porteuses de croissance et la mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation. « Le MINJEC, en ce qui le concerne, s’engage à honorer ses obligations contenues dans le présent accord, mais aussi se propose d’assurer l’encadrement et l’accompagnement technique dans le domaine du réarmement moral, l’éducation civique, l’intégration nationale des jeunes bénéficiaires des crédits à eux alloués », a lancé le ministre au Président de la CCIMA, en guise d’assurance.

A l’origine de cette convention, il convient de rappeler qu’en janvier 2017, la CCIMA avait été invitée à un séminaire organisé par le MINJEC, relatif à l’entrepreneuriat jeune. La DAPE de la CCIMA y avait présenté un exposé déroulant le concept, les divers outils et la méthodologie dédiée au créateur et porteur de projet. Une présentation somme toute fort appréciée par l’assistance, notamment par le ministre, en raison de la pertinence du concept de la création d’entreprises pérennes, qui s’avère être une solution efficace à la problématique de l’emploi jeune. A l’évidence, ce concept va contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la classe des jeunes, notamment dans un contexte caractérisé par un taux de mortalité prématurée très élevé des entreprises nouvellement créées.

 Télécharger la Convention de partenariat MINJEC - CCIMA.

 

 


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