Création d’entreprises : 44 jeunes font leur entrée dans l’univers des affaires

Le Mardi 4 juillet 2017 dernier, des parchemins de fin de formation à l’entrepreneuriat leur ont officiellement été remis au cours d’une cérémonie fastueuse à l’immeuble siège de la CCIMA.

Cette cérémonie était coprésidée par le Secrétaire Général de la région du Littoral, représentant le Gouverneur, empêché, et l’Honorable Christophe Eken, Président de la CCIMA. On y notait également la présence du Consul honoraire de l’Inde au Cameroun, le coordonnateur du Programme de Promotion de l’Entreprenariat Agropastoral des Jeunes (PEA - Jeunes), Madame la Maire de Douala IVième, des élus de la CCIMA, de nombreuses personnalités administratives et opérateurs économiques.

Cette vague de 44 jeunes était constituée des 21 qui étaient en incubation depuis le 2 mai 2017 au Centre d’Incubation Pilote (CIP) de la CCIMA et de 23 autres, en provenance de l’Ecole Technique d’Agriculture de Dibombari, dans le Littoral. Sous des chapiteaux installés dans la cours de la CCIMA, les invités ont pu découvrir un éventail de produits alimentaires, déjà labélisés, que ces jeunes entrepreneurs ont développé durant leur incubation.

Prenant la parole pour la circonstance, Madame la Maire de Douala IVème a souhaité une chaleureuse bienvenue aux hôtes et s’est réjoui que son unité administrative abrite les infrastructures du CIP. Ensuite, elle a salué la mise en œuvre de ce programme qui, a-t-elle noté, rentre en droite ligne des recommandations du Président Paul Biya pour ce qui concerne l’épineuse question de l’emploi des jeunes. Elle a émis le vœu que les lauréats du jour fassent des émules auprès des jeunes désœuvrés de son unité administrative, puis elle leur a souhaité beaucoup de succès dans leur entreprise.

Intervenant à sa suite, le Président de la CCIMA a commencé par rappeler à l’assistance, que le CIP a été créé en 2008, après la crise de la faim, à la demande pressante du Président de la république. Il s’agissait pour la CCIMA, d’obéir aux directives gouvernementales en matière d’encadrement, de formation, de promotion et d’insertion socioéconomique des jeunes.

Il a ensuite présenté le CIP, ses objectifs, ses réalisations et ses perspectives. « Aujourd’hui, en dépit des difficultés que nous rencontrons au quotidien, notre CIP ambitionne de se positionner comme une référence en matière de formation professionnelle et technique, offrant des débouchés concrets en termes d’auto-emplois et de création de petites entreprises », a-t-il noté. Et, à cet effet, il se réjouit de constater qu’au terme de cette session de formation, ce centre a connu un taux de réussite de 100 %, ce qui, à son avis, constitue un baromètre significatif d’appréciation, à la fois de la qualité des enseignements prodigués, mais également de l’engagement volontaire et continu des apprenants. D’ailleurs, on apprend qu’à ce jour, le CIP a déjà formé 60 jeunes entrepreneurs. 21 autres viennent ainsi s’y ajouter et 59 autres sont attendus, d’ici la fin de l’année.

Prenant la parole à sa suite, le Secrétaire général de la région du Littoral s’est félicité de la mise en œuvre de ce programme qui, reconnaît-il, est une réponse concrète aux préoccupations du chef de l’Etat en matière de l’emploi jeune. Il a surtout prodigué beaucoup de conseils à ces jeunes entrepreneurs à qui il a recommandé d’être sérieux dans la tenue de leur jeune entreprise, puis il a souhaité que leur réussite fasse tâche d’huile auprès des autres jeunes dont il a noté que le désœuvrement constitue un risque de déflagration sociale permanent.

Plus de 200 entreprises déjà financées et installées.

Dans sa présentation, le coordonnateur du PEA-Jeunes a noté que ces jeunes lauréats constituent ainsi la troisième vague de jeunes porteurs d’initiatives économiques dans la région du Littoral. Puis il a rappelé que le PEA-Jeunes est une réponse concrète du gouvernement camerounais aux préoccupations de prise en compte de la jeunesse dans les chantiers de développement social et économique du pays. Il est le résultat d’une consultation avec les représentants des jeunes qui a permis au MINADER et au MINEPIA de solliciter l’assistance technique et financier du FIDA pour adresser spécifiquement la problématique de l’insertion des jeunes dans le domaine agropastoral, a-t-on appris.

Ce programme est mis en œuvre sous la maitrise d’ouvrage conjointe du MINADER et du MINEPIA, dans la perspective de donner aux jeunes hommes et femmes, les moyens d’accroître leurs revenus et d’améliorer leur sécurité alimentaire, à travers des entreprises rentables, bien gérées et intégrées dans les filières agro-pastorales porteuses et offrant des opportunités d’emplois viables en milieu rural.

D’une durée de 06 ans, il a démarré en 2015 et cible 04 principalement régions d’intervention : Centre, Sud, Littoral et Nord-Ouest et un ancrage territorial structuré autour de 16 bassins de production.

L’approche par incubation constitue le socle de la démarche du PEA-Jeunes. L’incubation est en effet une approche innovante d’encadrement des initiatives économiques à travers laquelle un porteur d’initiative économique bénéficie simultanément et de manière coordonnée des appuis financiers et non financiers en vue de favoriser la mise en œuvre harmonieuse de son projet. A cet effet, on apprend que cinq structures de formation locales ont subi une mise à niveau spécifique et originale de la part du PEA-Jeunes afin de les ériger en structures opérationnelles capables de délivrer l’offre d’accompagnement du PEA-Jeunes auprès des bénéficiaires. Il s’agit, notamment, pour la région du Centre, de l’Ecole Pratique d’Agriculture de Binguela (EPAB), de l’Institut Agricole d’Obala (IAO) ; pour la région du Sud, de l’ETA d’Ebolowa, en partenariat avec le CRA d’Ebolowa ; pour la région du Nord-Ouest, du Nazareth Center, en partenariat avec College of Technology ; pour la région du Littoral, de l’ETA de Dibombari, en partenariat avec le CIP de Douala.

Au bilan, on apprend que ces structures d’incubation ont déjà accueilli un total de 700 jeunes Porteurs d’Initiatives Economiques (PIE) qui ont, à ce jour, intégré le parcours d’incubation du PEA-Jeunes aboutissant à plus de 200 entreprises effectivement financées et installées.

Une convention de partenariat a été signée au cours de cette cérémonie entre la CCIMA et l’ETA de Dibombari. Par la suite, il a été procédé à la remise solennelle des parchemins de fin de formation aux jeunes incubés qui ont d’ailleurs exulté de joie en apprenant que l’accès au financement de leurs projets est ouvert, du moins pour ceux dont le dossier est complet. A ce sujet, on retient que le projet de chacun bénéficiera d’un financement global remboursable de trois millions de Fcfa, dont une contribution personnelle de trois cent mille francs comme apport personnel.

 

Théodore Tsapi

QUELQUES TEMPS FORTS DU DÉROULEMENT DE LA CEREMONIE


Commentaires   

#2 TANGO MAGNI ALEX D. 14-09-2017 14:30
SVP, j'aimerais savoir à quel moment débutera la prochaine session de formation.
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#1 Charles Simo 06-07-2017 15:37
Belle initiative de la part de la CCIMA et du PEA-Jeunes
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